Sgàil est né d’un voyage à travers les Highlands écossaises, là où la brume absorbe les contours et où chaque colline semble retenir la mémoire du temps.
Sgàil signifie ombre en gaélique.
Une présence silencieuse. Une protection invisible. Une mémoire qui ne disparaît pas.
L’inspiration est apparue au cœur de champs détrempés par la pluie et de pentes épaisses de mousse. La nuit tombait sur les landes lorsque les récits locaux ont pris forme. Les bergers guidaient leurs troupeaux dans un brouillard dense, accompagnés du hurlement lointain du Cù-sìth, le chien spectral des légendes des Highlands. Trois appels dans la vallée. Un avertissement. Une protection. À l’aube, les troupeaux revenaient indemnes. L’ombre avait veillé.
Sgàil capture cette sensation.
La laine humide réchauffée par la peau.
L’herbe écrasée sous les pas.
La tourbe sombre et fumante.
La mousse froide accrochée à la pierre.
Le souffle minéral des montagnes.
Ce parfum ne cherche pas la lumière. Il incarne la présence.
Une silhouette qui marche dans la brume.
La mémoire d’une terre ancienne.
Un paysage où la nature et le mythe se confondent.